Les banques congolaises manquent -elles désormais de liquidités ?

5 mois déjà
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La crise du secteur bancaire dans la zone Cemac devient de plus en plus évidente.

Un ancien ministre des finances déclarait il y’a quelques années que les banques congolaises étaient en surliquidité.

Or, depuis la chute des prix des cours pétroliers, le monde vit une crise financière et économique aiguë. Cette situation frappe de plein fouet les pays de la CEMAC dont l’essentiel est producteur de pétrole.
Aujourd’hui dans ces pays, la situation est  plus que critique, et cela se ressent même dans le secteur bancaire qui accuse le coup.

Au cours d’ une émission de télé nommée grand oral, le ministre congolais  des finances après avoir fait le point de la situation économique et financière préoccupante de la sous région a indiqué une embellie attendue pour 2018 au moins pour le Congo.

Y a t il des raisons d’espérer

dans la situation bancaire actuelle de la sous région. Rien n’ est moins sûr.
Les banques de la communauté économique et monétaire de l’ Afrique Centrale font face à un déficit de trésorerie qualifié de critique par les spécialistes.

La baisse des revenus pétroliers qui représentaient entre 25 et 85% des recettes de ces pays, a plongé la région dans une crise qui a poussé le FMI à lui administrer une thérapie de choc.
Actuellement une revue du FMI est en cours à Brazzaville. Nul ne sait à quoi vont aboutir ces discussions pour le moment.

Au demeurant, les pays de la Cemac ont également dû recourir aux marchés des capitaux , pour obtenir les financements nécessaires à leur fonctionnement et à la poursuite des investissements publics.

Le Congo est passé par l’emprunt obligataire dont les retombés ont déjà été englouti dans les besoins énormes du pays sans que cela ne soit suffisant.

Actuellement, les banques sont de plus en plus sollicitées pour des retraits importants de fonds mais aussi des prêts directs et indirects.

La conséquence directe est qu’aujourd’hui ces banques font face à un déficit de trésorerie très important qui nécessite l’ intervention de la Banque  Centrale.

Ainsi, la BEAC se prépare donc à mettre en place en urgence, un dispositif d’apport en liquidités aux banques. Et cela avant la fin de l’année.

Mais est ce que cela suffira-t-il pour juguler le déficit et anticiper la crise?

Qui vivra verra…
Éteya biso!

Gobrazza.com