CONGO-B, LA PRESSION FISCALE ET PARA FISCALE: SES CONSÉQUENCES SUR LE MARCHÉ

1 mois déjà
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Depuis que les signaux de l’ économie congolaise sont en rouge, les adminstrations fiscales ont cru que pour renflouer les caisses de l’ Etat, il fallait exercer une pression fiscale sur les opérateurs et entreprises du pays. Or la bonne santé d’ une économie dépend avant tout d’un bon investissement et d une meilleure circulation monétaire.

Pourtant, courant 2016, s’adressant au 1er ministre lors de son entrée en fonction, le syndicat partonal Unico tenant compte de la détérioration de la situation des entreprises en rapport avec crise due à la baisse du prix du baril de pétrole,  avait non seulement prévenu, mais  fait des suggestions y relatives.

Malheureusement, le gouvernement n’a pas suffisamment pris en compte ces alertes, et avec la pratique actuelle du fisc, l’ État est devenu un facteur aggravant de la crise.

En conséquence, beaucoup de grande sociétés de la place de Pointe- Noire et Brazzaville ont fermé, quand ils n’ont pas réduit drastiquement le personnel et les rémunérations.

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Force est de constater que cette dégénérescence se poursuit pour les entreprises et sociétés qui essayent de resister malgré la décadence de leur chiffre d’affaires, sans garantie d’éclaircie à court et moyen terme.

Aujourd’hui, ce matracage du fisc mal entrepris  qui se poursuit, continue de marcher sur des cadavres d’ entreprise à Brazzaville et Pointe-Noire.

Sinon comment expliquer que quelqu’ un qui payait 800.000 frs de patente en 2016 et 60000 frs de tôle pour son dépôt, en 2017, on lui exige de payer 4 millions pour la patente, un mois plus tard, on lui inflige de payer 10 millions pour son dépôt, sans égard pour l’environnement du marché en général.

La pression fiscale et para- fiscale est trop lourde.  Alors que dans le même temps, du fait de la crise, les ventes ont considérablement  plongé.

Par ailleurs, on remarque que beaucoup de commerçants sont en train de lâcher prise, plusieurs  Ouest-africains ont choisit la fuite vers des horizons plus cléments pour leurs affaires.

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Dans un instinct de survi ou de profit à l’ extrême, la société Ragec profite de la crise pour introduire un nouveau motif de licenciement dans le droit social: la responsabilité individuelle peut être  contagieuse et aboutir à des licenciements collectifs. 

Ceci en violation fragrante des dispositions du droit du travail, devant l’impuissance des syndicats inopérants, corrompus, inefficaces et incapables de defendre les droits des travailleurs soumis à l’arbitraire purement et simplement.

Désormais, la distribution des produits Ragec se fait par une flote de camions rapporte un travailleur de cette société. Il y a des équipes de trois personnes par camion: le chauffeur, le commercial et le manutentionnaire. Si une personne commet une incartade,   c’est toute l’ équipe qui est balayée, sans aucune autre forme de procès et sans indemnité.

A ce jour ils ont déjà défenestre des dizaines d’ équipes, et dans cette valse, le pire est à venir prévient ce travailleur.

Commettre une incartade selon l’avis de la direction de Ragec peut être le fait d’avoir fini plus tôt sa tâche, ou être sorti des limites de sa zone de distribution.  (exemple partir de Moungali vers le plateau de 15 ans).

Désormais que font les commerciaux qui commettent poursuit cet agent?

Ils emportent la caisse avec eux, comme ils savent que de toutes les façons, ils n’auront rien.

C’est le drame que vivent les entreprises et surtout le calvaire que subissent en silence et dans la douleur comme une maltraitrise les travailleurs congolais.

Il s’ agit là d’ un cliché, mais combien de congolais sont dans des situations similaires ou pire…

Eteya biso!

Gobrazza.com