Le Congo prend de l’ eau de toute part !

2 mois déjà
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Jadis, fierté nationale, les routes dites nationales sont en pleine déliquescence, manifestation de leur âge dira-t-on. Sur ces images, force est de constater  leur décrépitude inexorable.

En effet, la RN2 est menacée par les eaux de la Léfini à 800m du pont névralgique sur la même rivière.

À cette allure leur envahissement par les eaux pluviales, les coulées de sable et autres dégâts accentuerait l’inaccessibilité à Brazzaville par la zone nord du pays.

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Ce serait inédit depuis l’époque révolue du bac sur la Léfini et autres cours d’eaux sur la RN2.

On s’ eloigne inéluctablement  des années d’ espérance où les congolais étaient fiers de vaincre l’enclavement. On parlait du développement de la route pour la route de développement.

Prévue pour recevoir un trafic de 35 Tonnes pour les véhicules poids lourds, il est parfois porté à 50 Tonnes aujourdui.

 

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Or cette nationale qui date de plus de 30 ans peine à être entretenue, les cantonages villageois ayant disparu avec la Régie Nationale des Travaux Publics des années 70 ( RNTP), l’Office Congolais de l’Entretien Routier (OCER) qui l’ a succédé dans les années 80 n’a pas connu meilleur sort.

La Direction Générale du Fond Routier  (DGFR), la Direction Générale des Travaux Publics (DGTP) et la Direction Générale de l’ Équipement (DGE) qui sont les différentes structures mises en place depuis la fin des années 90 malgré les budgets alloués n’ont pas bénéficié des mêmes atouts du point de vue technique, structurel et environnemental, au point où ce secteur malgré son ampleur a continué à régresser.

Doit -on incriminer l’ absence d’ entretien, les études mal faites, sinon les ouvrages mal exécutés, rien n’est à négliger. Toutefois, il faut tenir compte de la donne environnementale avec les changements climatiques qui sont en réalité le fait de l’action de l’homme sur la nature. La nature répond de plus en plus violemment à l’action néfaste de l’homme sur elle.

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Mais ici on peut  quand même s’interroger pourquoi les ingénieurs n’avaient pas prévu de surelever la voie sur cette portion du tracé qui était réputée marécageuse, donc susceptible de recevoir des eaux si la rivière sort de son lit lors des crues.

Trente ans après on peut toujours spéculer à propos.  Mais au delà de tout, il y a urgence de  se préoccuper à refaire la RN2 qui accuse plusieurs sérieuses dégradations sur de nombreux tronçons, particulièrement entre PK 45 INIE- ODZIBA; NGO- GAMBOMA- OLLOMBO.

Ceci appelle l’attention des autorités à être plus rigoureuses dans tous les secteurs de la construction et des lotissements, car en raison de la légèreté observée à ce niveau, les inondations, les érosions, les dégradations continues des routes affectent durablement la vie des citoyens avec les nombreux sinistres qu’ ils occasionnent.

Eteya biso!

Gobrazza.com