Le Congo va t- il vers un naufrage économique ?

8 mois déjà
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Dans la situation actuelle du Congo bien malin qui peut prédire d’ un avenir et des lendemains meilleurs. La conjoncture est très difficile par les temps qui courent et les indicateurs macro économiques sont au rouge. Et cette situation se ressent sur le vécu au quotidien des congolais, au point où les lendemains paraissent incertains.

Pourtant le pays dispose des marges et des potentialités conséquentes pour renflouer ses caisses et rétablir certains équilibres, pourvu que  la volonté politique convoque les gouvernants à s’ atteler à transformer le plomb en or.

Pour exemple : Quelle friche? les impôts, le fisc tout court.

Dans les pays non pétroliers essentiellement, le fisc est la première ressource financière de l’ Etat. C’ est le cas pour la France et de nombreux pays européens.

En Afrique le Kenya, l’île Maurice, la Tunisie, l Egypte, ainsi que certains autres pays de l’ Afrique australe ont eu longtemps ou jusqu’à présent  le tourisme comme 1ere ressource financière de l’Etat.

Concernant les impôts, il s’agit d’ une mine d’or qui couve en silence on ne sait pour quelle raison.

Seuls les commerces et quelques privés payent l’ impôt sur l’ habitation, alors qu’ il y a des individus qui possèdent 10, parfois plus de propriétés, en plus des immeubles à caractère commercial et ne sont soumis à aucun impôt.

On peut s’ imaginer quel mane échappe à L’Etat. Lorsque la Direction Générale des Impôts  propose de renflouer les caisses de l’ Etat, sans envisager d’explorer de telles pistes, elle va en réalité asphyxier davantage les privés qui sont déjà saturés par ce qu’ ils payent au quotidien et le suicide qu’ on veut leur imposer.

Mais qui osera prendre cette mesure pourtant salvatrice? Comme les gouvernants, les politiques et quelques nantis se sentent concernés, personne ne se presse à se pencher sur cette option d’impôt dont  le  volume financier peut s’ averer important pour les recettes de l’ Etat.

Personne ne veut se taper sur les doigts, alors qu’ il s agit là des vrais voies de salut pour le peuple et l’ économie nationale.

En effet, au lieu de tomber dans les mains du FMI qui est en revue au Congo, le gouvernement peut anticiper et prendre des mesures conséquentes qui sont de nature contraignantes pour le pays mais pas asphixiantes ou anti sociales comme celles structurelles que propose souvent le FMI.

Il y a bien d’ autres voies à explorer qui sont à la portée du pays et qui ne nécessitent pas un redressement venu de l’ extérieur.

Actuellement, aussi curieux que cela puisse paraître, la seule mesure annoncée s’appelle RUPTURE. Celle-ci comme d’habitude est réduite en.slogan. Elle touche ou concerne les mêmes couches sociales les plus démunies qui boivent la ciguë.

En revanche ce slogan permet juste à ceux qui sont habitués à distribuer des prébendes de se cacher derrière celui-ci pour justifier le fait qu’ils ne sont plus en mesure d’ aider, alors que leur train de vie n’ a  presque pas changé.

Au regard de cette observation, on peut se permettre de dire que la situation est certe difficile mais pas désespérée.

Dans une conjoncture internationale préoccupante, le tumulte de ses errements et ses faiblesses, le peuple congolais a encore le droit de rêver à un avenir meilleur pourvu qu’ il se réconcilie avec lui même et retrouve sa paix.

Eteya biso!

Gobrazza.com