DÉCIDÉMENT QUE VEUT LE MINISTÈRE DU COMMERCE?

2 semaines déjà
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Dans une déclaration publiée le 31 octobre dernier qui fait suite au refus de l’organisation syndicale des commerçants de recevoir les contrôleurs du ministère du commerce, le Directeur Général de la concurrence a condamné cette attitude qui selon lui entrave la bonne marche de l’ administration du commerce.

Mais il faut qu’il explique également pourquoi les syndicats ne s’opposent qu’aux agents du commerce et pas autres services de l’ Etat, notamment les impôts,  la douane, la mairie et autres.
Le contrôle des marchandises devrait se faire normalement en amont et non de manière quotidienne dans les boutiques et sur les étals.
Malgré la circulaire du ministre adressée aux syndicats patronaux, chambre de commerce et aux non syndiqués qu’il pense être le pretexte engagé par un seul des syndicats de commerçants, il n’ est pas faux d’affirmer que les agents du commerce ont peut être fait plus de mal aux commerçants que la crise elle même.

Pratiquement depuis l’arrivée à la tête de ce ministère du ministre Nsilou, la guerre ouverte est engagée contre les commerçants au réel motif de  les rançonner et non de renflouer les caisses de l’Etat. Cet harcèlement est désormais plus perceptible d’ autant plus que la crise cisaille durement le secteur du commerce.

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Au constat, les agents du commerce dans une mafia organisée du haut en bas avaient pris l’habitude de se constituer un  joli pactole, avant les fêtes.  En effet, c’est le moment où les commercants importent, accumulent le plus de marchandises, c’est la meilleure période de vente de l’année.

Alors ces agents vereux sous toute la chaîne et pour leur prope compte, ne peuvent se permettre de rater le coche. Mais cette fois ci, les commercants sont prêt à aller au clash.  Ils ne repondent déjà plus aux convocations. Et ils sont prêts à fermer le marché pour plusieurs jours, estimant qu’ ils n’ont plus rien à perdre.
Plus grave, lorsque l’ Imam de la mosquée de Poto Poto au cours de ses prédications demande de ne plus répondre aux agents du commerce, c’est que la coupe est pleine. C’est une indication et pas la moindre sur l’ Etat d’esprit, le malaise et les difficultés qui accablent les commerçants.

Au demeurant, sur le terrain la situation ne fait que s’ empirer. La crise est toujours plus violente, malgré les chiffres jugés meilleurs que le gouvernement avance. De nombreux commerces sont en faillite et ferment à tour de bras. A poto poto, une grande quincaillerie comme Congo tôles sur l’avenue de France, battant véritablement de l’aile est presqu’à l’agonie, à l’instar de nombreux autres établissements.
Au regard des démêlés du ministère du commerce avec les commerçants pour des motifs visiblement étrangers aux intérêts de l’Etat, disons le simplement par cupidité, on est en droit de se poser la question sur son utilité  dans un cadre CEMAC où  toutes les questions relatives aux approvisionnements et aux  échanges internationaux devraient y être réglées.

Même si on est pas encore au niveau atteint par  l’union  européenne,  il est temps de s’entreprendre véritablement à rechercher les meilleurs voies et moyens pour y acceder.
Au contraire, le ministère du commerce congolais  s’est plutôt attribué les prérogatives qui ne lui reviennent pas, y compris celles du service d’hygiène.  C’ est pour cela qu’ il ne peut que contribuer à la désorganisation des approvisionnements.

Il est temps pour les gouvernants de mettre un terme à  ces pratiques d’un autre temps en ces temps de crise qui affaiblissent l ‘État et susceptibles de provoquer des remoues dans des milieux insoupçonnés.

 

Eteya biso

Gobrazza.com