La désintégration d’ Ecair conjoncture ou mauvaise gestion?

2 années déjà
2643 Lectures
ecair

C’est triste mais inéluctable, la compagnie nationale Ecair qui était devenue une fierté nationale a sombré, annihilant les espoirs de toute une nation et scellant à l’ abîme et au chômage programmé  le sort d’ une centaine jeunes congolais qui vont de facto perdre leur emploi.

Le rêve aura duré 3 ans, et  Ecair se trouve dans l’impossibilité de tutoyer les autres grandes compagnies du réseau.

Les espoirs étaient d’ autant plus permis que la Compagnie avait enrichi  sa flotte se dotant même d’ un boieng 767, élargi son réseau par des vols internationaux sur des destinations prisées comme Dubaï, Dakar et autres.

Ce développement de sa flotte et cette diversification avec à la clé l’ activisme d’ une fondation aux multiples actions caritatives et autres supposait une bonne santé basée sur des performances et une rentabilité fiable de l’ entreprise engrangeant des bénéfices.

Pourtant quelques problèmes de gestion, de coordination, simplement de management étaient visibles  et montraient la fébrilité de l’entreprise: mauvaise programmation, vols annulés ou retardés intempestivement, tension de trésorerie, disponibilité incertaine de la flotte.

Tous ces manquements pourtant signes avant coureurs  d’un  malaise profond  étaient  mis sur le compte de la jeunesse de la société.

En réalité, Ecair tenait parceque chaque année l’ État injectait des centaines de milliards.

Sans se ménager une marge de reserve, la compagnie s’est lancée dans un hasardeux programme de financement de fondation, de renouvellement de la flotte et d’ ouverture de nouvelles lignes internationales alors que la couverture nationale sur un marché à faible compétitivité n’ était pas accomplie.

Dès que l’ État s est retrouvé dans l’ incapacité de renflouer la compagnie,  Ecair est tombé dans un coma profond.

L’image est celle d’ un capitaine de bateau qui vogue et met le cap vers la haute mer alors que le navire est en détresse. Dans ces conditions, l’ on ne peut pas être surpris par le naufrage.

Ainsi, tout le personnel de Privatair a pris la clé des champs. Le Directeur Général adjoint (un belge) est introuvable alors que le conseil d’administration avait demandé à la compagnie de justifier les fonds mis à sa disposition par l’État.

Il est prouvé que  l’Etat leur avait accordé 300 milliards contre 1000 milliards que la Compagnie  avait prévus dans leur business plan.
Sentant le naufrage, l’ emprunt obligataire 6% 2016-2021 de tous les espoirs a tourné court.

En tout état de cause, malgré la conjoncture économique difficile qui affecte tous les secteurs de production, la Direction  d’ Ecair n’ est pas au- dessus de tous soupçons.

directrice_Ecair

Mde Fatima Beyina-Moussa.

Sa directrice est  clairement pointée du doigt.  C ‘est elle qui avait déjà fait couler l’ARC société d’ assurance de l’Etat congolais en lui faisant perdre le marché des pétroliers au profit de AGC une structure privée.

A ce jour, les travailleurs de l’ ARC ne comprennent pas toujours les raisons  qui avaient motivé la perte d’ une telle source de revenus pour une société qui battait de l’aile. Plusieurs spéculations ont fusé à cet effet sans jamais que nul ne réponde ou que ne soit inquiété.

L’ attitude actuelle des dirigeants de cette entreprise évoquée ci- haut laisse entrevoir de sérieuses présomptions de malversations financières et de détournements de fonds qui nécessitent un éclaircissement au travers des enquêtes  minutieuses par les services compétents.

A l’ heure de la rupture, la conscience nationale commande de sortir
du mythe des hommes  (ou femmes ) providentiels.

Ces  hommes et femmes soit disant hyper cracks  ont emmené le pays vers le  chaos économique.
C est une femme  » de caractère  » qui se trouve au centre de l’ une des plus grandes déception de la nouvelle espérance: le naufrage d’ Ecair

Le pays  ne saurait emprunter  »le  chemin de développement  engagé par le président Sassou-Nguesso avec des gens qui  ont impunément dilapidé des centaines de milliards et s’en tirent à bon compte en laissant sur le tapis des centaines de jeunes congolais en détresse.
Ecair la fierté nationale devient la honte nationale, que d’ espoirs déçus!

Au regard de tout ce qui précède, il    faut revenir à la culture du résultat, si le Congo veut avoir une économie performante…

Eteya biso!

Gobrazza.com