Le Directeur de la Congolaise des Eaux, ex- SNDE installé au forceps!

2 mois déjà
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Monsieur Thystère Mayanit conseiller du Premier Ministre, chef du gouvernement  et président du conseil d’administration de la Congolaise des Eaux  a installé dans ses fonctions au forceps monsieur Makita parfait Chrisostome, aux fonctions de directeur général  de la Congolaise des Eaux, nouvelle société née sur les cendres de la SNDE. Dans ce bras de fer qui a provoqué  le déclenchement illico de  la grève par les frondeurs, la rupture générale  de la fourniture d’eau est constatée depuis hier.  C’est le calvaire des consommateurs, des populations qui se poursuit.

Cette installation aux fonctions devait intervenir depuis quelques semaines, mais elle a dû être reportée suite à une opposition farouche de la majorité des ex- travailleurs de la SNDE qui n’ entendent pas cela de cette oreille.
 Des négociations ont été  menées des semaines durant sans succès, malgré le fait qu’il est apparu une aile favorable aux changements. Il a fallu un dispositif corcé de la police pour tenir loin et dissuader les frondeurs de l’ex SNDE à empêcher le bon déroulement de cette activité. Voilà monsieur Makita installé sur la braise. Fallait- il qu’on en arrive là ? 
Si l’on peut considérer de l’ avis des parties que l’essentiel des points de revendications, notamment la reprise de tout  le passif et l’actif de l’ancienne société SNDE y compris les travailleurs et autres acquis sociaux sont acquis, la discussion achoppe sur la nomination du Directeur Général.
En effet, les anciens travailleurs de la SNDE ne veulent pas entendre parler de monsieur Makita, lequel selon eux n’est pas un cadre maison et aurait brillament échoué à l’ARC, une autre société d’ Etat en difficulté actuellement.
Ces travailleurs estiment qu’ il y a plus de garantie à sauvgarder leur outil de travail et assurer la pérennité des salaires en ayant à leur tête celui qui a assuré l’ intérim de Directeur Général jusque là, monsieur Oléa.
Ils se choisissent en quelque sorte leur directoire, c’est du jamais vu dans une société anonyme. 
Ces travailleurs oublient qu’il ne s’agit plus exclusivement d’une société d’État. Elle a des repreneurs même s’ils ne sont pas connus. Cette prérogative est exclusive à la tutelle et ne saurait faire l’objet de tergiversations. 
L’ opposition à la prise de fonction de monsieur Makita est de ce point de vue un procès d’ intention. On ne saurait le juger avant qu’il n’ai exercé, même s’il est légitime de s’ interroger sur son passé à l’ARC.
On se trouve là au delà des prérogatives des syndicats  risquant de mettre à mal, les exigences des repreneurs et les nouveaux imperatifs de l’Etat à cet effet.
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En revanche, il est du domaine du possible de se fixer des objectifs et des indicateurs de performance pour l’intérêt de la nouvelle société. Cette sorte d’obstruction cache mal les manipulations en sourdine de quelques insatisfaits.
Au demeurant, l’ agence française de développement souhaite accompagner la SNDE, dans sa politique de modernisation et de développement, en lui accordant un crédit de 65 milliards. Or, en ces temps de vaches maigres, cette manne qui tombe du ciel français intéresse beaucoup de boukouteurs. Il faut une surveillance accrue, ce qui peut justifier tel ou autre attitude des uns et des autres qui campent sur leurs positions. Est ce ici le véritable enjeu de ce bras de fer? l’avenir nous en dira davantage.
Ces travailleurs de l’ancienne SNDE se réfèrent sans qu’il ne s’agisse des mêmes conditions, à la situation de la Douane qui fera desormais mauvaise jurisprudence en consacrant l’arbitraire et en défiant l’autorité établie au nez et à la barbe de tous.
En conséquence de ce qui précède, aller en grève à ce motif, comme il l’est signifié dans un communiqué syndical qui circule est exhorbitant.
En réalité c’est scier la branche sur laquelle on est assis. Grever c’est rendre plus exécrable un service déjà très minable et en dessous des attentes des populations, lesquelles non seulement vivent le chemin de la croix à la recherche des points d’eau, mais vont aussi  de ce fait subir plus durement les effets de la maivaise distribution d’eau et de sa rupture.
Peut- on dans un tel environnement espérer des performances pour la nouvelle entreprise, rien n’est moins sûr. La crise à la Congolaise des Eaux ne fait que commencer…
Eteya biso
Gobrazza.com