Les festivités du 15 août 2016 à Madingou menacées de ne pas se tenir!

11 mois déjà
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sassou-ngouesso

Depuis 2004, année de la première municipalisation accélérée, programme de développement ambitieux initié par le gouvernement, à cette période de l’année (mois de juillet ), l’heure est habituellement aux évaluations pour apprécier le taux d’exécution des différents travaux.

Or, d’après des informations dignes de foi, seules les entreprises chinoises sont véritablement à la besogne et pourront livrer dans les délais  l’essentiel des chantiers concernés par les festivités du 15 août 2016.

Par contre les entreprises tenues par des expatriés traînent le pied, alors que pour ces travaux le gouvernement en a fait une priorité en effectuant l’essentiel des paiements y afférents.

Lors des 11e jeux africains à Brazzaville en septembre 2015, les mêmes problèmes avaient  déjà fait l’objet d’un rappel à l’ordre de la part du gouvernement.

En effet, si le viaduc conduisant au stade de la concorde de Kintélé a pu être livré à temps pour les jeux, l’échangeur devant permettre la jonction et assurer un trafic fluide vers l’arrondissement 6 Talangai oeuvre de la société SGE-C, est resté en travaux à ce jour.

Qu’est ce qui peut donc expliquer que ces entreprises traînent le pas, alors que les résultats de leurs travaux  sont si attendus?

Dans les milieux proches de ces entreprises on laisse entendre que  ces paiements du reste insuffisants couvrent les premières dettes des travaux réalisés antérieurement.

Cette réponse est loin de convaincre car sous le manteau ces entreprises avancent à qui veut bien les entendre qu’il est hasardeux d’engager des investissements, d’assurer les approvisionnements en équipement en cette période qu’ils annoncent trouble.

Ce comportement est non seulement curieux mais plutôt suspect. Il traduit l’état d’esprit actuel des partenaires occidentaux du Congo.

Les sources de ces allégations seraient semble-t-il les milieux diplomatiques, les mêmes qui avaient prédit l’hécatombe au Congo la veille de la période référendaire.

La toile où s’exprime de façon violente une certaine frange passionnée et fanatique de la diaspora  congolaise à l’étranger surtout en France, n’est pas étrangère à l’entretien de cette rumeur ou au colportage de ces marchés  de peur.

Cette atmosphère rend fébrile et ne rassure pas nombreux paisibles citoyens.

Ces gens-là très actifs sur la toile, vendeurs d’illusions, déconnectés de la réalité de leur propre pays ont entre autre déjà décrété la fin du mandat du Président Sassou-Nguesso  à la date du 15 août 2016.

Il faut accélérer la pression sur le pouvoir de Brazzaville afin de le contraindre à la démission ou le renverser par la force poursuivent-ils.

Leur apport dans le développement du pays ne s’inscrit d’ailleurs nulle part à l’instar de la diaspora malienne, sénégalaise pour ne citer que cela en exemple, comme l’a si bien souligné lors de sa conférence de presse, le ministre congolais des affaires étrangères Jean Claude Ngakosso.

Il  répondait à une question d’un journaliste sur l’activisme de la diaspora congolaise en France et ailleurs.

Cette prise de position procède simplement de l’intolérance et d’un non sens de la part de ces compatriotes.

Dès l’instant que la classe politique dans son ensemble, sa différence et sa diversité a participé au scrutin présidentiel  qui marquait en lui-même le premier acte de la mise en oeuvre des dispositions de la nouvelle constitution avec les résultats que l’on connaît, il serait illusoire de parler de fin de mandat présidentiel  le 15 août.

Pour rappel, le scrutin présidentiel du 20 mars dernier a même connu un recours introduit par Guy Brice Parfait Kolelas, candidat de l’opposition, et vidé par le juge constitutionnel.

Il sied de ne pas perdre de vue les manoeuvres sordides des puissants lobbys qui mettent le bois de chauffe afin de renverser le président Sassou.

Après avoir misé sur Jean Marie Michel Mokoko aujourd’hui en prison, ils veulent profiter d’un moment politique trouble pour actionner une épreuve de force avec des mercenaires s’appuyant sur des complices internes.

Ceci, en se saisissant de la situation économique nationale préoccupante pouvant cristalliser les mécontentements et générer des mouvements sociaux, dans l’intérêt de placer une marionnette à la tête de l’État afin d’assouvir leurs fins.

Route-au-Congo-Brazzaville

Ils ont choisi d’enfoncer le Congo qui s’organise contre vent et marée  à  trouver des voies de dégagement.

Le voyage du président Sassou en Chine procède de cette démarche à  la recherche des meilleurs partenaires pour une meilleure diversification de l’économie, une recherche des solutions pour faire face à la crise et renflouer les caisses de l’État.

Cette démarches n’est  pas de nature à contenter ceux là qui ont mis sa tête à prix et décidé d’embrigader le pays avec la complicité des valets locaux. Ils ne resteront certainement pas sans réaction.

La déclaration faite par Nicolas Sarkozy ancien président de la République française sur les antennes de BFMTV le mardi 13 Juillet en dit long sur la volonté de l’ancienne métropole à conserver sous son joug les anciennes colonies françaises d’Afrique.

Il  s’est exprimé en disant: « le meilleur moyen de préserver la bonne santé de l’économie française, c’était de maintenir le fcfa comme la seule monnaie utilisable dans nos anciennes colonies en  Afrique. »
Pas question de laisser les colonies françaises d’Afrique avoir leur propre monnaie.

Cette déclaration se situe dans un contexte où la CEDEAO et la CEMAC envisagent sérieusement d’étudier  cette question pour une économie plus performante de leurs communautés régionales respectives à l’heure de la mondialisation et de l’émergence des nouvelles puissances économiques tel la Chine et autres.

Dans la situation  actuelle du pays, l’union patronale et interprofessionnelle du Congo en sigle Unicongo  qui regroupe en son sein  près de 320 entreprises privées de différents secteurs, a sonné l’alarme en dressant  devant le 1er Ministre Clément Mouamba un bilan caustique de la situation économique nationale, tout en proposant des esquisses de solution.

Celle-ci n’est guère reluisante, il faut le savoir, au moment où le chiffre d’affaire des  différentes entreprises est en diminution de 32% en 2015 par rapport à 2014.

De même, l’évolution probable du chiffre d’affaire sur les 6 premiers mois de 2016 par rapport à la même période en 2015 est en diminution de 33%.

La situation de trésorerie est difficile pour 72% des entreprises courant cette période où plus de 4000 licenciements ont déjà eu lieu, alors que le chiffre était de 12000 cas toute l’année 2015.

Ces données résument les tendances globales de la santé de l’économie  nationale qui est la conséquence d’une conjoncture de crise au plan international.

Celle-ci est  pour l’essentiel due à la chute vertigineuse du prix du baril de pétrole qui représente près de 80% des ressources financières du pays.

Devant un tel tableau, les congolais doivent se ressaisir et unifier même dans leurs différences  les efforts afin de trouver les voies et moyens pour sortir le pays de la crise.

Il ne faut donner de prétexte à personne pour empirer la situation nationale déjà assez précaire, mais pas désespérée.

Il s’agit de préserver les acquis, la solution ne viendra pas de « ôtes- toi que je m’y mette ».

La solution ne viendra pas non plus des pactes avec les occidentaux pour sceller à l’abîme le sort de nos compatriotes dirigeants.

Les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts disait le général De Gaulle.

Ainsi, avec la diligence du gouvernement et  la volonté manifeste du peuple  congolais, il n’y a aucune raison que la municipalisation de la Bouenza ne connaisse pas de réussite et que les festivités du 15 août 2016 ne soient pas un succès.

Gobrazza.com