ET IL FÛT UN 10 MARS 2018

3 mois déjà
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10 Mars 2018, annoncée comme journée de tous les dangers n’aura eu que l’effet d’un canular.
En effet depuis une semaine des déclarations intempestives les unes aussi incendiaires que les autres défrayant la chronique, prédisaient un apocalypse au Congo avec pour corrélation le renversement du pouvoir du président Sassou-Nguesso.
La valse de ces déclarations endiablées essentiellement virtuelles a ébranlé même les plus sceptiques dans toutes les catégories sociales du Congo, où chacun y est allé de ses peurs, de ses attentes dans une frilosité plutôt diffuse.
Pourtant, ce 10 mars, les congolais se sont réveillés comme à  l’accoutumée, préoccupés essentiellement par le lot de maux qui affectent durablement la qualité de leur vie au quotidien, même si à Brazzaville certains ont traîné le pied, en attendant de voir si le diable allait paraître en personne.
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Il n’y a rien eu comme il fallait s’ y attendre.  Mais de tout ce tintamarre, on peut en tirer quelques leçons:
– Il ne fait plus l’ombre d’ aucun doute que désormais les réseaux sociaux ont un impact réel sur la vie de la cité congolaise en tant qu’instrument de communication de masse.
– Ce message quoique virtuel et d’auteur invisible, a touché l’essentiel des couches sociales du pays.
Il a provoqué une certaine psychose, obligeant certains partis politiques dont le PCT et autres organisations à s’exprimer pour dénoncer cette cabale.
Il a permis de comprendre que le malaise est profond dans le pays, que les citoyens aspirent au bien être et à la paix. 
Le peuple est unanime du nord au sud qu’il faille non seulement   sanctionner et mettre à l’écart tous les fossoyeurs de l’économie nationale et dilapidateurs des deniers publics, mais surtout les traduire en justice. 
 
Il souhaite un redressement en profondeur du pays avec la participation de tous pour une vie meilleure, au vue de ses potentialités.
Mais, la vérité est que ce message a ravivé tous les maux séculaires faits de haine, ressentiments, du fanatisme, du radicalisme, surtout porté « plein écran » les frustrations de toute part et exacerbé les clans au sein du pouvoir.
Ce message a délié les langues dans un espace de profonde liberté d’expression, mais sans que leurs auteurs assument et s’assument.
Ce message a révélé une fois de plus que le peuple n’est pas dupe et qu’il ne se laissera plus embarquer par des marchands  d’ illusions de tout bord qui veulent profiter de la précarité de la vie et du désarroi des populations pour essayer de se faire les poches.
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Ceux qui s’accusent mutuellement sur les réseaux sociaux savent où et quand ils combinent. Ils se connaissent, il n’est point nécessaire de rentrer dans cette guerre des tranchées.
L’ observateur averti a depuis fort longtemps compris les cyniques scénarios et manoeuvres qui consistent à agiter les institutions de la République,  à se servir sur le dos des peurs,  du sentiment d’insécurité des populations qui assistent désemparées à cette pièce  de théâtre dont certains épisodes sont devenus indigestes.
Il a également compris que ceux qui ameutent l’opinion, soufflent le chaud et le froid sur le Congo, sont prêts à vendre leur honneur aux chiens pour servir des causes et intérêts égoïstes.
Enfin, en ces temps de crise économique et financière aiguë, de tensions sociales qui couvent, ce message est un avertissement, une alerte grandeur nature pour les gouvernants qui sont appelés à comprendre une fois pour toute qu’ il faut  sérieusement se pencher sur les préoccupations de l’ heure  du peuple en détresse dont le mécontentement en raison du mal vivre est à un seuil critique qu’il faille surveiller comme l’ huile sur le feu…
Eteya biso!
Gobrazza.com