Gabon quelle honte! L’acte de naissance  en question : Ali Bongo sur la braise!

1 année déjà
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ali bongo omar

L’élection présidentielle est prévue en août prochain au Gabon. Les candidats potentiels pour l’essentiel tous anciens protégés et proches collaborateurs de feu Omar Bongo Omdimba affûtent leurs armes pour cette échéance majeure.
Mais, l’actualité gabonaise est minée par les origines supposées ambiguës d’Ali Bongo Ondimba. Chose curieuse, ce débat ne refait surface qu’au lendemain des échéances électorales.

Ce qui est d’autant plus curieux,  ce problème longtemps chuchoté en coulisse a  publiquement été  révélé à travers un livre écrit par Pierre Péan et paru au début du mandat d’Ali Bongo.

Cette polémique a de nouveau été entretenue par Onaïda Aisha Bongo la demi soeur d’Ali Bongo qui conteste son acte de naissance sur fond de problèmes d’héritage et de la succession de feu Omar Bongo.

La justice française requise par cette dernière  lui a accordé d’accéder à la  copie de l’acte  de naissance intégral avec filiation du président Ali Bongo, né Albert Bernard Bongo.

Et partant cette affaire de nationalité est brandie comme une arme afin de disqualifier Ali Bongo qui se prépare à sa propre succession.

En effet, une disposition de la constitution gabonaise stipule que  seuls les gabonais de naissance peuvent concourir à l’élection présidentielle.

ali bongo

Le président Ali Bongo court alors le risque d’une disqualification si et seulement si d’aventure sa filiation n’est pas clairement établie à la face du gabonais lambda base du souverain premier.

Au regard de l’évolution de ce débat qui agace les patriotes gabonais, l’on peut bien se rendre compte que le feu président Bongo qui a dirigé son pays pendant plus de 40 ans était assis sur un volcan, entouré de rapaces, courtisans, opportunistes et autres faux fidèles qui fréquentaient en privilégiés la cour du roi.

L’on peut également s’interroger s’il avait vraiment des fidèles. Il s’est  évertué sa vie durant à ménager les fang la plus grande ethnie du pays, les Nzabi tout en favorisant les tékés son ethnie.

Le pays de Bongo père s’est maintenu dans cet équilibre qui lui conférait le statut de pays le plus stable de la région.

A savoir ce qui se passe actuellement, le président Omar Bongo Omdimba se retournerait dans sa tombe.

Pour tous ses anciens collaborateurs, mettre sur la place publique et soutenir que l’actuel président Ali Bongo ne serait pas gabonais, c’est trahir la mémoire du feu président Omar Bongo Omdimba.

Ali Bongo qui a été élevé et grandit dans les arcanes du pouvoir, assumant depuis son âge majeure des hautes fonctions d’État, comment comprendre que les langues de tous ces caciques se délient,  après avoir cautionné en 2009  son élévation à la magistrature suprême, sept  ans après, une éternité.

L’observateur averti a pu remarquer qu’en effet, l’édifice a commencé à se lézarder juste après la  présidentielle de 2009.

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La lutte pour le pouvoir, le besoin d’assise solide  pour le nouveau président fraîchement élu en voulant faire un grand ménage dans l’héritage tant familial que du personnel politique qui gravitait autour de feu Omar Bongo son père, a mis le feu aux poudres pour exploser la maison.

L’estocade avait été lancé par le défunt Mba Obam, un fang, l’un des enfants chéri de la maison Bongo qui s’est opposé à son « frère » Ali.

Casimir Oye Mba, un fang sans être franc maçon a occupé tour à tour des hautes fonctions d’Etat et a terminé 1er Ministre sous feu Omar Bongo.

Il en est de même pour Jean Ping, lui même  portant du sang étranger et qui peut être considéré comme l’un des fidèles des fidèles de feu Omar Bongo.
Il  n’a pas moralement le droit de trahir la mémoire de l’homme qui l’a fait, juste pour des intérêts personnels.

ACTTCe qui se joue, loin des intérêts personnels de tout ce personnel politique, c’est plutôt l’honneur et la dignité du peuple gabonais qui se voit servir contre sa volonté une valse de farce et de légèreté au sommet de l’Etat.

Entre les problèmes d’héritage et de succession des Bongo, les intérêts de la lutte pour la conquête du pouvoir des anciens et proches collaborateurs de feu Omar Bongo Omdimba, et la volonté de rempiler du président Ali Bongo, le peuple gabonais est désabusé.

En tout état de cause, le Gabon ne peut sortir grandi de cet épisode qu’il faut rapidement clore et laisser dans les salons familiaux.

Toyokani?

 

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