Les opposants reviennent à la raison!

2 années déjà
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La plate forme de l’opposition IDC- FROCAD se rendant certainement à l’évidence de la real politic et à l’analyse de l’évolution de la situation internationale, a annoncé sa volonté de dialogue avec le gouvernement et a exigé la création des conditions pour des élections libres et transparentes sous l’égide de la communauté internationale.
Cette prise de conscience de la réalité congolaise est un motif d’assurance pour le peuple tout entier traumatisé par un passé récent de violence.

Ces exigences à tout point de vue légitimes dans le cadre de la lutte politique n’ont point besoin d’ingérence extérieure, ni de provoquer des violences pour endeuiller de nouveau le Congo.

La classe politique doit apprendre à s’accrocher au débat des idées et non instrumentaliser le peuple et particulièrement les jeunes pour que chaque question politique, chaque élection ne devienne pas un moment de déchirement qui entraine des peurs et des pertes en vie humaine au sein des populations.

Le monde est en ébullition, mêmes les grandes nations peinent à s’accomplir. La France citée de tous les exemples par certains leaders politiques congolais afin de donner des leçons de démocratie, ou à la limite s’ingérer dans les affaires intérieures de leur pays, montre elle même ses limites à resorber sa crise interne. L’on assiste à une montée des extrémismes dans un climat de violence terroriste, faisant le lit du Front national qui stigmatise les étrangers, l’immigration et attise les peurs de l’insécurité.

En agissant ainsi, la Front national refuse d’assumer l’histoire de la France qui est une nation multiraciale et multiculturelle. Mais une telle politique entrainera davantage de replis identitaire et une plus forte radicalisation, c’est à dire une violence plus accrue dans le climat de terreur actuel.

Les hommes politiques congolais ne doivent pas oublier que la France de Sarkozy a détruit la Lybie qui est devenue une poudrière ayant entrainé la déstabilisation de nos frères de l’Ouest africain.

Aujourd’hui la menace terroriste est aux portes de la maison. Le Congo est un îlot de paix dans un environnement préoccupant, une sous région en proie aux guerres.

Pour aucun motif politique fusse-t-il, les hommes politiques ne doivent pas sacrifier l’intérêt national et cette paix chèrement acquise grâce à laquelle chacun peut librement s’exprimer. Cette paix qui manque cruellement aux autres qui nous appellent à l’aide.

Au regard de tout ce tableau, les hommes politiques congolais doivent comprendre tous, eux qui prétendent chacun avoir le monopole du peuple que la voie de la paix et de la démocratie est avant tout intérieure entre congolais, comme cela a déjà été le cas lors de la résolution des dernières crises que le pays a traversé.

Au moment où les terroristes frappent le cœur de la France et de l’Europe envahis par les migrants, conséquence de l’embrassement de l’Irak, la Syrie, la liquéfaction de la Lybie, et où la communauté internationale peine à trouver une stratégie commune de réponse au terrorisme, le Congo dans sa diversité politique doit se ressaisir, car ce qui nous unis est plus fort que ce qui nous divise.

Ainsi donc, il convient à la classe politique de se résoudre à aller vers une gouvernance devant assurer dans l’intérêt de tous, le passage de l’ancienne à la nouvelle République. Et, la question pour laquelle la communauté internationale peut être mise à contribution n’est pas l’ingérence dans les affaires intérieures du pays, mais plutôt le partage de l’expertise pour la mise en place des mécanismes d’une meilleure gouvernance électorale et à l’observation des processus électoraux de façon impartiale.

Tel devrait être aujourd’hui l’objectif primordial de tous les démocrates congolais, dans l’intérêt de permettre au souverain primaire de trancher, au lieu de se perdre dans les querelles inutiles, les frustrations, les égoïsmes, les médiations interminables et la radicalisation.
L’heure est à la  »real politik »

Le gouvernement de la République devant être mis en place très prochainement par le Président de la République devrait s’atteler à cette tâche./-

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