L’opposition radicale condamne la violence dans le Pool

2 années déjà
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La vie est presque normale dans les rues de Brazzaville la capitale congolaise, pourtant à quelques kilomètres de là un drame se joue dans certaines localités du Pool où  les populations sont terrorisées par la folie meurtrière de ses enfants égarés dans une secte terroriste commettant des exactions de toutes sortes.
Leur chef le gourou Bintsamou Frédéric alias Ntoumi justifie et appelle cela le ras le bol des jeunes.

Face à ses agissements odieux qui sèment allégrement la mort, affectent la quiétude des citoyens, gêne la vie au quotidien et introduit de nouveau la violence dans la vie nationale comme moyen d’ expression politique, la communauté nationale s’ élève pour condamner fermement ces pratiques qui ont tant endeuillé le peuple congolais.

Les prises de positions les plus remarquables et significatives sont assurément celles de Guy Brice parfait Kolelas de CODEHA et de Pascal Tsaty Mabiala de l’ UPADS.

Ces deux candidats malheureux à la dernière présidentielle,  ténors de l’opposition, membres des principales plates formes de l’opposition IDC- FROCAD ont fermement condamné les violences dans le Pool et récusé cette méthode surannée.

A savoir, prendre en otage et rendre victimes les paisibles populations pour assouvir des desseins politiques.

Tous deux opposés au pouvoir du président Sassou, ils ont tenu à  prendre leur marque pour prémunir leurs militants et au delà le peuple congolais des déchirements inutiles et surtout de se démarquer de la logique de violence incarnée par Ntoumi.

Même si leur approche dans la résolution de la situation actuelle du Congo diffère, ils ont pour point commun une opposition qui se veut constructive, l’ appel au dialogue sans préalables, privilégiant avant tout l’ intérêt de se mettre ensemble dans la diversité et les différences du corpus politique national avec toutes les forces vives de la nation.

Tous les congolais épris de paix et de justice sont inscrits dans cette  dynamique.
Ce pays a tellement souffert des violences aveugles, de ses égarements, des déchirements, comme si la démocratie appelée de tous ses voeux par le peuple était devenue le motif de ses malheurs.

L’histoire enseigne qu’ il y a des héritages lourd à porter.
La guerre déclenchée en 1998 avec sa cohorte de malheurs a pris fin sanctionnée par des accords de paix dont le dernier fut signé en mars 2003.
Les milices ont été dissoutes et les armes ramassées.

Comment comprendre que quelques illuminés marginaux au Pool aient  pris en otage la République. On ne peut pas prétendre défendre la liberté et s’en prendre  à ses propres parents, aux paisibles citoyens et aux innocents.

On ne peut pas prétendre s’ être  saisi des armes de chasse pour  tuer des innocents et se sentir moins criminel que n’importe  quel autre.

On ne peut pas volontairement tirer sur une ambulance, attaquer les trains, tuer des congolais, tirer impunément sur les agents de la force publique en bravant l’autorité de l’ Etat et solliciter la sympathie de la communauté internationale en se comportant en victime.

Aujourd’hui, ces populations errent dans les forêts du Pool, déplacées vers le chef lieu kinkala, pour n’ avoir commis que le péché  de vivre et travailler dans le Pool.

Sans avoir commis aucun délit, les voilà privées de leur champs où 75% sont en phase de récolte pour ce qui concerne le manioc, de leur vivier naturel, de leurs activités au quotidien.

Elles ne demandent qu à vivre libres et en paix, voeux qu’ elles ont émis au 1er Ministre qui a vite accouru à leur chevet au nom du gouvernement de la République en leur apportant aide et assistance.

Touché par la détresse de cette population, le 1er Ministre a promis non seulement de tout mettre en oeuvre pour arrêter ce cycle de violences, mais aussi de faire en sorte que la vie reprenne droit de cité dans le département…

Eteya biso !

Gobrazza.com