L’opposition vole en éclat!

1 année déjà
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Trois mois après la tenue de l’élection présidentielle, Dzon Mathias, Christophe Moukouéké, Jean Itadi et autres leaders politiques du FROCAD, l’une des composantes de la plate forme de l’opposition IDC-FROCAD, viennent de jeter l’éponge en quittant cet ensemble politique.

La déclaration y relative a été rendue publique sur les médias par Christophe Moukouéké ce week-end.

Dans cette déclaration Moukoueke reconnaît que le FROCAD a malheureusement perdu sa bataille qui consistait à : défendre l’ordre constitutionnel, empêcher le processus du changement de la constitution d’aboutir.

Vu sous cet angle, il aurait été plus cohérent pour eux de quitter les rangs de ce front dès lors que l’essentiel des leaders de cette plate forme de l’opposition dite radicale, avaient résolu de participer à la présidentielle de mars 2016.

L’opposition a sans succès usé de toutes les voies pour s’opposer au changement de la constitution.

LE BOYCOTT (référendum du 25 octobre 2015).

LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE ayant entraîné des troubles à l’ordre public avec mort d’homme.

LA PARTICIPATION.

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Les tenants de la majorité au sein de cette plate forme tels: Tsaty Mabiala; Guy Brice Parfait Kolélas; André Okombi Salissa; Claudine Munari, en acceptant de participer à l’élection présidentielle avaient de facto validé ce processus qu’ils ont par la suite récusé.

Après s’être réclamé du peuple, l’avoir appelé au suicide dans la rue sans succès, on ne peut pas obstinément continuer à contester les élections comme une fin en soit.

Le respect du choix des autre, du choix de la majorité et la conviction pour ses propres choix est une attitude démocratique.

Mais, se complaire à une sorte de confusion et se mettre à l’affût pour voir se dérouler les élections, ensuite se mêler à la contestation de leurs résultats pour un scrutin auquel on n’a pas participé, n’est rien d’autre que de l’opportunisme.

L’observateur averti sait que ce conglomérat de l’opposition que tout divise n’avait pour seul point d’accord que la destitution de Sassou-Nguesso. Le peuple a eu raison de ne pas le suivre dans l’inconnu.

Maintenant et plus que jamais, le pays doit avancer dans la paix, la tolérance et la compréhension. L’opposition si elle veut compter dans la vie politique nationale, doit se résoudre dans sa diversité à rejoindre la dynamique de la nouvelle République.

Ceci, afin de s’investir dans la différence pour obtenir du pouvoir en place davantage de garanties pour une meilleure gouvernance électorale comme convenu au dialogue de Sibiti et à la rencontre de Diata.

Les congolais épris de paix et de justice devraient plutôt ne pas perdre leur temps à s’égarer dans les divisions stériles, les injures, les manipulations politiques et l’instrumentalisation du peuple, pendant que le défi consiste à construire une meilleure démocratie…

Eteya biso!!

Gobrazza.com