LE MINISTRE DU COMMERCE A.NSILOU REGLE SES COMPTES AVEC LE PREMIER MINISTRE

2 mois déjà
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Whatswdfghj

Profitant de la tribune à lui offerte par le collège des présidents des partis de la majorité présidentielle qui a tenu une conférence de presse ce 23 août à Brazzaville, le ministre du commerce et des approvisionnements A. Nsilou intervenant, a trouvé l’occasion de regler ses comptes avec le Premier Ministre, chef du gouvernement, Clement Mouamba en remettant en cause son autorité.
En effet, parlant de la corruption et de ses  moyens de lutte comme l’a martelé dans son message à la nation le président de la République, le ministre Nsilou estime que le fait de la dépendance au 1er ministre  de la commission de lutte contre la corruption est un handicap à son efficacité.
Voici ce qu’il a déclaré  » évoquant la nécessité d’un « un projet de loi pour mettre en place une structure indépendante qui va combattre la corruption. Une structure indépendante parce que celle qui est là dépend du Premier ministre et ça fausse un peu les choses ».
En effet, la réalité est qu’il n y a pas un ministre dans ce gouvernement que le 1er Ministre a recadré autant que le ministre Nsilou. On peut donc comprendre son agacement et sa volonté à dégager le gendarme du gouvernement.
Nsilou profite pour regler ses comptes avec le Premier Ministre  qui l’ a maintes fois tapé sur les doigts, pour sa cupidité et le tsunami destructeur  qu’ il avait introduit dans les circuits d’approvisionnement.
Il vous souviendra qu’ il a introduit une fallacieuse loi interdisant l’importation et la commercialisation des produits  dont les notices ne sont pas soi disant, libelées en français.
En réalité, il s’agissait tout simplement de contrer la concurrence des produits en provenance d’Angola, notamment les bières dont les prix très abordables ont provoqué des invendus chez Park’en Shop, importateur attitré.
Ces mesures absurdes, contreproductives visaient  en réalité à faire la part belle à ce dernier, Brasco et autres brasseurs de la place dont les produits avaient du mal à être écoulés .

De même, des amendes fallacieuses qui n’ avaient d’ intérêt qu’à remplir les poches du système mafieux qui couve au ministère du commerce et pour lequel le ministre d’ Etat voulait pleinement profiter au détriment du peuple.

Le Premier Ministre a simplement rappelé par note de service que les taxes sont du domaine de la loi et non du domaine réglementaire.

Cette règle élémentaire du droit administratif lorsqu’elle doit être rappelé à tout un ministre d Etat pour calmer ses appétits gargantuesques au préjudice de l’ Etat et des  consommateurs est simplement lamentable.
Il a  fallu une action vigoureuse des syndicats du commerce, et du patronat pour épargner le peuple des souffrances et arrêter tant soi peu les circuits d’ évasion des recettes de l’État au profit des intérêts égoïstes de certains fonctionnaires vereux dans le domaine du commerce.
Si certains de ses prédécesseurs se sont fait la paille sur les circuits de distribution du ciment au temps des pénuries de ce produit dont le prix avait été maintenu à la hausse malgré sa disposition par Sonoc, en raison de ces surenchères et circuits mafieux, aujourdhui, le ministère du commerce veut s’engraisser allegrement sur le dos des commercants à l’agonie et au préjudice des consommateurs.
Il n est pas étonnant de se lever un matin et voir des agents du commerce se déployer dans la ville, les rues et avenues de Brazzaville et Pointe- Noire  en s’acharnant sur les commerces qui doivent verser à la main et sans quittance 100 à 200.000 frs sans aucune justification.
La lutte contre les anti valeurs intègre ces recadrages fait par le Premier Ministre, n’ en deplaise au Ministre d’ Etat Nsilou induit en erreur par ses collaborateurs verreux.
Que  la commission de lutte contre la corruption de Lamyr Nguele soit sous  la tutelle de la primature, cela  n’empêche ni son travail ni son efficacité.
Le Premier ministre est sommé de conduire les reformes, cela a certainement insuffisamment commencé à la Congolaise des Eaux, n’ en déplaise aux éternels « boukouteurs » qui veulent en ces temps de crise poursuivre la dilapidation des deniers publics par l’entremise de leur hommes liges. Ceci explique cela à l’ex SNDE…
Eteya biso !

Gobrazza.com