Negocier avec Ntoumi! Prime au banditisme ou sursaut de la République ?

5 mois déjà
1496 Lectures
Screenshot 2017-05-25 08.57.14

Depuis que les bandits armés du pasteur Ntoumi assassinent  crapuleusement  les agents de la force publique en mission de restauration de l’ordre public dans certaines localités du Pool,  l’ opinion choquée par la publicité qui en est faite et la chosification de la mort s’ interroge s’ il faut ou non négocier avec Ntoumi.

Alors que la force publique poursuit depuis plus d’ un an la traque de l’ancien chef rebelle Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntoumi et ses complices, ces hommes  sèment la mort et la désolation dans le département du Pool défiant l’état et la force publique.

Face à de nombreux actes en serie d’une barbarie indicible contre les populations et militaires de la force publique, une opinion trouve à justifier cela comme des  faits d’armes et de gloire dont les images de soldats en mission commandée, morts pour la République sont allègrement exibés comme des trophées.

Pour cette opinion entretenue dans les milieux de la diaspora congolaise pour l’essentiel originaire du Pool, si des   insurgés ou mieux des illuminés prennent en otage tout ou partie d’ un département du pays c’est tout à fait normal.
Ensuite, les mêmes hordes de bandits deviennent à leurs yeux des victimes.

Dans ce drame qui endeuille une fois de plus le peuple congolais et éprouve sa paix longtemps recherchée, quelques malins  esprits s’ amusent à rire de  ce malheur et à escamoter la vérité.
Ce qu’ il faut savoir:
Les images qui sont véhiculées sur le net  et mises sur le compte de la dernière attaque des bandits armés  sur un véhicule des FAC à Bitala ( sur la route allant de koubola à kibossi), où le commandant Mongo a trouvé la mort, ne correspondent pas à la réalité.

En effet, la zone de Bitala est sabloneuse et faite de forêts, or ces images montrent une route en latérite et  en travaux visiblement  abandonnés.Screenshot 2017-05-25 08.58.03

Or, les travaux concernaient la route kinkala- Mindouli arrêtés depuis pour cause d’insécurité. Toutefois,  il est probant que courant fevrier-mars sur cette route entre la localité de Nkamou et Missafou, les bandits armés  avaient perpétré des attaques sur des convois de la force publique avec mort d’ homme.

Ces images semblent bien correspondre à ces actes et non plutôt aux dernières attaques enregistrées à Bitala.

Malgré les pertes subies,  la force publique demeure déployée dans certaines localités du Pool à la recherche des bandits armés, de Bitsamou Frédéric alias Ntumi chef des milices nsilulu et quelques uns de ses collaborateurs contre lesquels un mandat d’ arrêt court.

Depuis lors, à en croire des témoignages recueillis sur place, force est de constater que  la cohabitation des populations avec la force publique n’ a jamais posé de problème depuis 1 an  que ça dure, en raison de ce que justement la force publique ne fait pas la guerre au Pool, mais poursuit résolument la horde de hors la loi qui écume certaines localités d’insécurité.

ll n’ y a pas de chasse à l’ homme. C’est pour cette raison que la traque se fait longue, la force publique n’ étant pas devant un ennemi conventionnel.

Il faut être prophète pour discerner lorsque quelqu’ un est citoyen ordinaire la journée côtoyant les autorités publiques et les forces de l’ordre et la nuit collabore avec les insurgés ou l’est plutôt.

D’après certains témoignages, des miliciens  nsilulu revenant de forêt pour leurs villages respectifs, lorsqu’ils ne portent pas d’ armes, vaquent paisiblement à leurs occupations et ne sont point inquiétés.
Cet acte étant tacitement considéré par la force publique comme un renoncement à la violence et au désordre, un retour à la vie normale, faute de réinsertion organisée par l’ Etat et les organismes appropriés.

Ce devoir républicain de sauver les vies humaines, de recueillir les compatriotes égarés ou pris en otage, de maintenir et restaurer l’ordre public est curieusement devenu le tombeau des soldats.

De la même manière que les insurgés qui n’ont rien à perdre se plaisent dans une propagande éhontée à exhiber les corps des soldats morts en service commandé, la force publique ne peut se prêter à ce jeu dangereux car elle n’ est pas en guerre contre son peuple, mais elle traque les bandits dont- il n’ y a aucune gloire à en faire de publicité.

Peut-on négocier avec Ntumi lorsque ses hordes de bandits donnent allègrement la mort aux populations et aux soldats de la République.

Peut-on négocier avec Ntoumi lorsque les attaques crapuleuses de ses partisans  entraînent  la mort de plusieurs militaires que la toile motivée se délecte à non seulement relayer mais aussi  à provoquer l’émoi et la révolte.

Galvanisés par une sorte de succès et l’ impression d’ avoir pris l’ initiative sur la force publique, ces bandits armés  ont décidé d’ affronter la force publique en commettant sans foi ni loi des crimes aussi crapuleux les uns comme  les autres sur les convois militaires et  les paisibles citoyens qui vivent ce calvaire.

Peut-on négocier avec Ntoumi lorsqu’ il défit de la manière la plus odieuse l’Etat.

Cette apologie de la violence n’ est pas assez dénoncée ni par la communauté nationale, ni par la classe politique particulièrement des ressortissants du Pool, comme si tout ce beau monde était complice et se complaisait  de cette situation.

Peut-on negocier avec Ntoumi lorsqu’ on ne connaît pas ses mobiles, ses revendications tout court ? En revanche on connaît bien les actes prévus et punis par la loi commis par ses partisans,  relayés sur la toile par certains fanatiques installés au chaud à l’étranger.

C’est en cela que les autorités nationales, le Président et son 1er Ministre parlent d’absence de crise politique, l’ auteur de cette rébellion Frédéric Bintsamou alias  Ntoumi, ministre, ancien collaborateur du chef de l’ Etat n’ ayant rien fait savoir.

Bien évidemment que nul ne peut ignorer que cette situation d’ insécurité récurrente a entraîné des morts innocentes, des déplacés, provoquant du coup une crise humanitaire bien circonscrite en ayant accentué la déliquescence du service public ( école, dispensaire et autre dans les zones concernées. Cette réalité est indéniable.

Au demeurant, la force publique s’ interdit de faire l’ amalgame, car pour elle, il s’ agit des troubles à l’ordre graves avec utilisation d’ armes de guerre par des bandits armés dans certaines localités  et non d’ une quelconque guerre contre le département du Pool.

Elle sollicite davantage la collaboration des populations afin de l’aider à traquer ceux là même qui les ont transformées en souffre douleur à  l effet de les abréger au plus vite.

Négocier avec Ntoumi serait t- il donner une prime au banditisme ou sauver la République. Chacun pourra apprécier.

Entre temps,  les honnêtes citoyens interpellent le Gouvernement à tout mettre en oeuvre pour que la paix  soit, que force revienne à la loi imposable à tous.
De même, que la sécurité, la liberté d’aller et venir soient restaurées  dans les zones concernées afin de mettre un terme définitif à cette affaire dite du Pool.

Eteya biso!

Gobrazza.com