RDC vers quelle issue politique, L’opposition pert-elle du crédit ou de la voix ?

2 mois déjà
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Toute action de violence entreprise par quelle que partie que ce soit n’ aura d’ effet que de martyriser davantage le peuple congolais et de compliquer le processus devant mener aux élections paisibles dans une sorte de transition pacifique pour une alternance politique véritable.

L’obstination d’une partie du rassemblement du l’ opposition qui semble désormais voguer en rangs dispersés, sert à distendre les délais prévus pour le processus  électoral qui est déjà en soit largement compromis, au contraire de ce qui a été convenu dans l’ accord de la Saint Sylvestre.

L’observateur averti s’accorde à dire que cette situation aussi curieux que cela puisse paraître sert plutôt  les intérêts du pouvoir de Kabila qui à cause de ces contradictions, restera en place tant que le processus électoral n ‘est pas achevé, et au terme duquel un Président sera élu.

Alors que l’une des victoires essentielles de l’opposition qui transparaît dans les accords réside dans le fait que le pouvoir de Kabila connaîtra au moins un terme, à la condition d’ appliquer consensuellement et notamment les termes des accords de la Saint- Sylvestre.

L’histoire se répète. Lorsqu’ au terme de la conférence nationale en 1992, le consensus obtint de Mobutu la nomination d’un 1er ministre issu de l’opposition, Tshisekedi est choisi.

Ce dernier accepte de se faire nommer par Mobutu et dans un entêtement suicidaire, refuse de prêter serment selon le rituel prévu par la constitution qui avait toujours cours en ce moment là.

Cet entêtement a conduit à ce que Tshisekedi perde le pouvoir au profit de Mongul Diaka qui « l’a ramassé » comme
l’ illustrait à l’ époque Mbusa Niamwissi.

Le RASOP risque de tomber dans les mêmes travers à cause de l’intransigeance de certains jusqu’au boutistes qui veulent battre en brèche pour leurs intérêts propres, le fruit d’une lutte acharnée.

Ce qu’ils oublient, c’est que le pouvoir de nomination du premier ministre incombe au  Président Kabila et il le fait en vertu des pouvoirs constitutionnels et discretionnels qui lui sont reconnus et que personne n’ a mis en cause.

Le problème aurait pu se poser en terme de violation des accords, si Kabila a nommé un 1er Screenshot 2017-04-11 17.10.19ministre non issu du RASOP, or tel n’ est pas le cas. Proposer, ne veut pas dire  imposer au Président, la nuance est très subtile et capitale.

Il suffit que les voix extrémistes de part et d’autre  entendent raison pour qu’ avec un minimum de volonté, les deux parties composent pour cette cohabitation. Il n’ y a pas d’ autre choix.

Sur la base de quoi juge-t-on désormais Bruno Tchibala  non crédible, alors qu’ il a montré sa fidélité au leader charismatique Tshisekedi et n’a visiblement pas céder à la tentation de l’argent pour le moment?

Le plus important est que l’ accord de la Saint Sylvestre a acté que le président de la République de façon impersonnelle cohabite avec un 1er ministre issu de l’opposition.

Mais, si les mécanismes de sa nomination posent problème, c’ est par le fait que le Rassemblement en son sein ne s’est pas présenté en rang serré face au pouvoir.

Autrement dit, si d’aventure,
Il avait choisi Bruno Tchibala, tous ces bruits là n’auraient pas lieu et il serait plus fort que jamais. De même, on appelerait  pas le peuple au suicide, comme le font actuellement certains politiques pyromanes.

Aujourd’hui on ne cherche plus le respect de la constitution, la tenue des élections ou les intérêts du peuple, mais la course aux postes.
L’opposition existe désormais tant au Rassemblement de l’ opposition  que dans la mouvance  présidentielle , mais juste pour le positionnement afin d’une part de gâteau au gouvernement.

Trop de complicité, de duplicité et surtout de mensonge au nom de la population conduira au chaos.

Au lieu de se perdre dans des discusdions stériles et interminables, le gouvernement qui va être mis en place devra s’ atteler dans un programme realiste à court terme pour apaiser la misère des populations complètement paupérisées.

Et de même, s’ entreprendre à la priorité des élections en essayant d’ accompagner le président de la République  dans le défit sécuritaire, dont le combat pour une victoire totale sur les occupants, peut être source de cohésion et d’unité nationale.

La cristallisation des positions ne sert pas les intérêts du peuple congolais.

Si dans 6 mois, tout n’est pas pris au sérieux, on continuera à patauger sur place, le sacrifice des morts sera vain, la misère du peuple s’ accentuera et le Congo demeurera cette charogne à la merci de tous les maraudeurs. ..

Eteya biso!

Gobrazza.com