Rétro gobrazza sur les anti valeurs et la gouvernance,  Sassou-Nguesso sans langue de bois! 

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Dans une série d’articles, gobrazza appelait l’ attention de l’opinion sur la responsabilité et la gouvernance, des notions qui ont perdu leur veritable sens sous le poids des anti valeurs qui gangrènent la société  congolaise.

Dans son adresse devant le parlement réuni en congrès faisant l’Etat de la nation, sans langue de bois, le Président de la République a vertement dénoncé ces pratiques tendant à liquéfier la puissance publique.

Le mal congolais est dans le faire et non le dire. Combien de directives ont été transformées en slogan creux, que fait-on de l’arsenal juridique et réglementaire dont dispose le pays, devenu plutôt le royaume du clientélisme et repère de passe droit? 

Le président a renvoyé la balle, il faut la saisir au bon…

Voici ce que disait gobrazza: 

Article: Congo Brazzaville! Y a t-il des raisons d’ espérer ?

Du 18/08/2017

Après l’annonce par le Président de la République de l’ entrée en programme avec le FMI, il ne fait plus l’ ombre d’aucun doute que le pays est en extrême difficulté comme cela se spéculait depuis quelque temps.

Y a t- il des raisons d’espérer,

sans nul doute a rassuré le président de la République.

Toutefois, dans son message à la nation devant le parlement réunit en congrès en août 2009,  dénonçant les anti valeurs et autres comportements déviants tirant le pays vers le bas, le chef de l’ État avait suscité tant d’ espoir auprès des populations qui s’ attendaient à des changements radicaux, mais les resultats escomptés n’ont pas été obtenus au point où, aujourd’hui il va falloir se résoudre à composer avec le FMI qui va imposer ses mesures…

…S’ il est évident que ce ne sont pas les violences sociales, grèves et autres manifestations qui vont apporter des solutions au redressement de la situation nationale où faire monter le prix du baril du pétrole  comme le dit  dans son discours le Président, il n’ en est pas moins vrai que le peuple qui vit au quotidien dans sa chair les effets patents de la crise  est préoccupé à savoir par quelles voies et moyens sortir de crise.

Article: Et si Sassou parlait!

 du 09/10/17

….Le chef de l’ État est le garant de la souveraineté nationale, de l’ intégrité territoriale, de l’ordre, de la discipline, de l’égalité et des libertés des citoyens, ainsi que de la justice.  Mais en est- il le glaive?

…Cependant, l’ on constate des distorsions dans les administrations congolaises, la personnalisation, la personnification et l’apprivoisement de certaines fonctions d’ État.

Pourtant des organes de régulation et leurs correlaires n’ont jamais fait l’objet d’un quelconque décret d’invalidation.

De même, des rumeurs fortement fondées courent sur certains cadres et hauts fonctionnaires de l’Etat, voir certains membres du gouvernement d’avoir dilapidé ou détourné des fonds publics.

 

Mais, aucune information judiciaire n’a jamais été ouverte à cet effet, laissant planer le doute au grand préjudice des concernés et en définitive du peuple.

Y a-t-il un décret présidentiel qui interdit la mise en oeuvre de l’action publique?, pourtant certains auteurs de crimes ou autres délits sont poursuivis laissant croire à l’observateur averti que l’on ne s’en prend qu’ aux faibles.

…D’autre part, incombe-t-il au président de la République de sanctionner les fonctionnaires qui commettent des actes d’ indiscipline et certains délits dans les administrations publiques?

Article: Et si Sassou-Nguesso parlait! Acte 2 du 17/12/2017

C’est ici qu’ au delà de tout, Sassou-Nguesso demeure le plus grand éléphant sur le dos duquel les branches cassées par les singes tombent.

Sassou, en sa qualité de premier citoyen,  a des comptes à rendre au peuple profond, à la jeunesse et à ses honnêtes compatriotes qui attendent de lui un sort toujours meilleur ;

le pays dont il a la charge de conduire la destinée est doté d’immenses richesses naturelles qui font pâlir d’envie certaines nations.

Mais combien sont -ils vraiment dignes de lui demander des comptes au sein de la classe politique actuelle, au sein des administrations apprivoisées, personnifiées.

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Sassou-Nguesso ne parle pas toujours parcequ’ il sait que de tous ceux qui jasent personne n’est digne pour avoir à un moment où à un autre puisé dans les caisses de l’ Etat, et ce sans exclusive pour tous ceux qui ont participé à la gestion de la chose publique depuis 30 ans au moins, sinon plus.

Sans  compter que le pillage de l’État s’est accentué de façon abjecte depuis fin 1997 à ce jour.

Aussi curieux que cela puisse paraître on attend toujours et toujours du Président des sanctions.

Pourtant personne n’a jamais attendu le président pour détourner les fonds publics suivant des méthodes savamment organisées…

Les responsables de la megestion à tous les niveaux de la nation n’ont jamais pris leurs responsabilités de commander, de faire leur introspection. Surtout ne leur demandez pas de se remettre en question.

Alors qui est voleur et qui ne l’est pas?

Après le discours du président de la République, dans la situation actuelle du pays, au delà des préjugés, l’ Etat de droit doit ici ou jamais reprendre ses droits pour que la justice, l’ordre et les libertés soient pour tous et dans l’intérêt d’un Congo meilleur pour tous…

Eteya biso!

Gobrazza.com