Sassou-Nguesso attendu en Chine

2 années déjà
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Début juillet le président Denis Sassou-Nguesso est attendu à Beijing où il effectuera un voyage officiel à l’invitation du gouvernement chinois.

En ces temps de frilosité en Europe avec le Brexit qui marque assurément un recul   dans ce qui était présenté comme le meilleur modèle de coopération régionale et d’intégration, le Congo doit pouvoir prendre son destin en main et se frayer son chemin.

Dans l’adversité, la douleur et une conjoncture internationale préoccupante, Sassou-Nguesso reprend son bâton de pèlerin pour assurer à son pays la survie et les espoirs de demain dans la tempête  actuelle que traverse la plupart des États.

Dans le cadre de la coopération gagnant-gagnant, le président de la République effectue ce voyage pour renouveler le partenariat stratégique avec la Chine.

Une délégation du gouvernement congolais était récemment en Chine, préparer cette mission qui s’est révélée très fructueuse, et le chef de l’État s’y rend pour finaliser une série d’Accords de coopération économique.

Sassou-Nguesso malgré les pressions des lobbies financiers qui veulent sa tête  et le fléchir contre les intérêts des congolais, a pris le risque au péril de sa vie de faire un autre chemin aux retombées forcement bénéfiques pour le pays.

103580119-Brexit.1910x1000Le Brexit vient de démontrer qu’il n’y a pas un modèle de développement. Il n’y a que les intérêts qui guident les gouvernants pour le compte de leurs nations et leurs peuples.

Assurément  Sassou n’a rien à perdre, à plus de 70 ans, le Congo lui a tout donné et  il veut en retour  tout donner au Congo, d’où son profond engagement.

Contrairement à ce que certains pensent,  cet homme n’est pas un matérialiste, il est résolument tourné vers le besoin du bien être de son peuple. Il veut rentrer dans l’histoire du Congo comme l’homme par lequel le Congo s’est fait, et a eu ses meilleures marques dans ce monde moderne.

Depuis son retour aux affaires, on peut s’en rendre compte. Le Congo n’a jamais eu autant d’infrastructure en 15 ans qu’en 40 ans d’indépendance. N’en déplaise  à ses détracteurs, c’était lui le bon choix dans la situation actuelle du pays et non les dictées venues de l’extérieur.

Bien sûr qu’il faille admettre que tout n’est pas parfait, il y a des efforts à faire sur tous les plans, notamment la gouvernance socio politique et économique pour une meilleure redistribution des richesses nationales à la portée du pays.

Au milieu du tumulte, face à la voracité de l’occident, au dictat des lobbies financiers, il a choisi de ne pas être instrumentalisé, ni otage des étrangers,  mais au service de son peuple.

Pourtant, pendant que les hommes politiques voire même des deux Congo créent le tohu-bohu dans leurs  populations respectives en sonnant à la moindre occasion le tocsin afin de s’assurer la compassion occidentale qui ricane sous coupe, lui,  veut s’affranchir  de l’emprise du grand capital qui asphyxie les économies africaines.

Pour cela, il fait partie de ses grands dirigeants africains visionnaires et souvent incompris pendant leurs exercices et ou de leur vivant.

Il  est sur le pas des Lumumba, Krumah,  qui au péril de leur vie avaient rêvé d’une Afrique meilleure.

Pour réussir sur cette voie, il faut mettre toutes les énergies du pays dans leurs diversités et leurs différences au service de la nation. Pour cela, il faut poursuivre le dialogue, rassembler et rassurer.

Nulle force obscure ne saurait davantage perturber le Congo si ses fils du nord au sud, de l’Est à l’Ouest parlent un même langage pour tout ce qui concerne les intérêts supérieurs de la nation.

Au conseil de sécurité des Nations-Unies, l’Europe dispose de 3 voix dotées du droit de veto,  mais au plan de la population, elle ne représente qu’une région de la chine.

Alors en quoi la démocratie à l’occidentale devra-t-elle continuer à être la référence et l’exemple.

En terme de puissance économique et de population, les données ont changé dans le monde où il n’est plus possible de faire sans la Chine.
C’est donc une destination avec de nouveaux enjeux auxquels le Congo ne peut pourquoi pas profiter.

Au regard du développement des nations et de la nouvelle architecture mondiale, une nouvelle approche s’impose tendant à régir les relations internationales.  En effet, il faut commencer par restructurer le conseil des nations unies.

Aujourd’hui, la  Chine, l’Inde et la Russie pèsent lourd sinon plus lourd du point de vue de la puissance économique et de la dissuasion nucléaire face à l’Europe.

Ainsi, l’occident ne pourra plus opprimer l’Afrique comme dans le passé au moment où une nouvelle bipolarisation s’installe entre d’une part le BRICS et de l’autre l’UE et les USA. Aucun pays ne pourra plus impunément envahir un autre État sans craintes de représailles.

C’est pour cette raison qu’il faut soutenir la démarche vers la Chine du président Sassou, même si on n’est pas politiquement  d’avis avec lui.

Ceci épargnera le Congo des pièges des lobbies financiers occidentaux qui veulent installer le pays dans un cycle vicieux de violence, de turbulences et d’instabilité pour mieux asseoir son contrôle, sa domination et sa main basse sur les richesses nationales, à l’instar de ce qui se passe  à l’Est de la RDC.

Eteya biso!

Vous ne serez  jamais assez prévenus…

 

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