QUE SE PASSERA T- IL LE 10 MARS A BRAZZAVILLE ?

7 mois déjà
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Depuis quelques jours circulent sur les réseaux sociaux des messages type

subversifs appelant à renverser de force les institutions de la République.

Ces messages malgré l’absence de consistance sont partagés comme des petits pains. Que cache ces sorties tonitruantes sur les réseaux sociaux?

Ils interviennent au moment où  l’opposition dite radicale fait sa sortie.

Il y a des années la méthode subversive la plus utilisée était le tract. Aujourd’hui avec les réseaux sociaux n’importe qui peut, n’importe quand et n’ importe comment s’ en prendre à n’ importe qui, à n’importe quoi, n’importe où.

Pourquoi cette subversion arrive en ce mois de mars particulièrement.

Pour ceux qui croient aux signes des temps, le mois de mars est jonché d’ évènements brutaux, tragiques, malheureux pour le Congo.

Il est désormais perçu  comme un signe indien si on remonte le temps: assassinat du président Marien Ngouabi ( 18 mars 1977), du cardinal Emile Biayenda ( 22 mars 1977), la mort du prédisent Massamba Débat, la disparition de la 1ere dame du Gabon Edith Lucie Bongo Omdimba et la tragédie du 4 mars 2012.

Ces moments ont tellement émus au plus profond d’eux mêmes les congolais qu’ils restent à jamais gravés dans leur mémoire collective.

Ainsi, l’on peut comprendre cette manipulation diffuse à travers ces messages enflammés des gens qui se  saisissent  des difficultés de la vie au quotidien que ressentent les congolais dans leur chair pour ameuter l’opinion.

Cette tentative a été également faite par le groupe à Claudine Munari qui pensait que les congolais accablés par les difficultés de la crise profonde qui les traverse, devaient les suivre dans leur soulevement raté au rond point de Moungali.

Il  faut un peu plus que ça pour ameuter les congolais qui connaissent les affres de la guerre et ne veulent plus servir les intérêts mesquins des politiques qui manquent clairement d’ exemplarité et  de conviction.

Mais, il faut retenir qu’une idée est comme une vrille. Plus on la martèle plus elle s’enfonce. D’autre part le mois de Mars étant toujours perturbé au Congo depuis plusieurs années, il faudrait certainement interroger les oracles alors pour  conjurer le pays de ce sort.

Ce qu’il faut regretter ici c’est le caractère seditieux que prend tous ces messages qui prônent le repli identitaire, ressassent les réminiscences, les déchirements et cultivent la haine, les souvenirs douloureux des pages sombres de l’ histoire du Congo.

De ce point de vue, ces messages  enflammés ressemblent à de l’agitation

bien orchestrée. En criptant leurs voix, leurs auteurs savent bien que ce sont des actes répréhensibles par la loi.

Mais  quand une opération comme celle du fameux « Caporal » est annoncée tambour battant bien avant de passer à l’action, c’est un aveu d’échec qui ne dit pas son nom, même si cela n’enlève en rien la pertinence des préoccupations légitimes des congolais évoquées dans tous ces messages audios.

Il n’y a donc pas lieu de paniquer.

Mais au delà de toute cette agitation, il  s’agit là d’une alerte forte à prendre en compte par le pouvoir en place  plus sur la détresse des gens que la révolte.

En soit, aucun congolais ne veut mourir bêtement.

Cette alerte requiert de la part des gouvernants en ces temps d’ austérité une attitude de compréhension, de préoccupation à l’egard des problèmes des congolais.

Il convient de se faire plus discret, de moins en moins d’ ostentation et éviter les frasques.

L’ on observe cependant de leur part trop d attentisme voire de laxisme comme si tout l’orage qui s’abat sur le pays ne les concerne pas.

Sinon, comment comprendre que depuis la survenue de l’érosion qui a coupé la route et occasionné plusieurs sinistrés à  ngamakosso, presqu’aucune autorité concernée n’est allée sur les lieux en dehors d’ une délégation du commandement de l’armée.

Cette attitude dolosive n’est pas de nature à rassurer les populations qui se sentent abandonnées à elles mêmes. Comment donc ne pas  manifester son ras le bol ou adhérer à ce type de message qui ont le seul avantage de faire resonner plus fort leur cris de détresse et de douleur devant l’inaction des pouvoirs publics.

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Comment ne pas perdre confiance lorsque devant toutes situations qui méritent d’ informer et rassurer le peuple, l’on observe un déficit criard de communication et absence de promptitude à reagir frisant l’indifférence de la part des gouvernants.

Il manque continuellement de l’eau, du courant, du gaz, du carburant, ils se comportent comme si tout allait bien.

Même s’il n’ y pas lieu de craindre, quoiqu’il arrive, l’avenir du Congo se pose désormais en terme de défis, le malaise et le mal vivre sont ressentis dans tous les secteurs de la vie avec la même onde de choc.

les gouvernants récoltent là le fruit de ce qu’ils ont semé, seul un sursaut d’orgueil peut les remettre au diapason.

Il faut plus d’ attention, d’ engagement et de solidarité envers le peuple.

Eteya biso!

Gobrazza.com