LES VRAIES RAISONS POUR LESQUELLES LULA DA SILVA L’ EX PRÉSIDENT BRÉSILIEN PAYE DE SA LIBERTÉ ?

6 mois déjà
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L’ actualité mondiale est dominée en ce moment par l’imminente incarcération de l’ ex président brésilien Lula Da Silva.

Pour bien saisir ce qui se passe au Brésil, actuellement,  comprendre ce déchaînement de passions, de pression, ce combat féroce entre adversaires et opposants à l’ ex président Lula, il faut repartir dans l’histoire des 20 dernières années de  ce géant de l’Amérique latine.

Sans exagérer, en parlant la tête froide, on peut affirmer que Lula, c’ est Jésus qui aurait réussi en politique.

Pourquoi un postulat aussi fort parlant de Lula aujourd’hui qui est entrain d’ être descendu aux enfers par les tenants des puissants lobbies du grand capital

dont l’histoire à travers le monde est jonché de sang, de sacrifices et de prédation des peuples, pauperisés à outrance dans un océan de misère sur le dos de leur bonheur.

En effet, dans certaines régions du Brésil, Lula Da Silva est célébré comme

l’apôtre des pauvres.

C’est certainement là son crime de lèse majesté.

Lorsqu’ il arrive au pouvoir en 2003, le Brésil est l’un des pays les plus inégalitaire au monde.

Tout au long de ses mandats, il s’organise à placer en orbite ce pays qui connaît une croissance fulgurante et occupe une place de choix dans les pays émergeants aux côtés de la Chine de l’Inde, pays considérés à juste titre comme les pôles d’attraction de l’économie mondiale de demain.

Que peut- on finalement retenir du bilan non exhaustif des années Lula, lorsqu’il quitte le pouvoir:

28 millions de personnes sortis de la misère.  17 millions de création

d’emplois formels. 39 millions de brésiliens  accèdent à la classe moyenne. 62% de hausse de salaire dans les secteurs essentiels.

Mais surtout, le revenu des 10%  des plus pauvres, a augmenté de 72 %, pendant que celui des 10% des plus riches n’a connu que de 11%  d’augmentation entre 2003 et 2010.

La vérité est que c’est cela qui a condamné Lula, avant même d’être jugé par la justice brésilienne.

Tout comme Kadhafi a été tué en réalité parcequ’il en connaissait trop et faisait trop pour les plus démunies.

Beaucoup d’africains qui prennent malheureusement fait et cause pour les occidentaux, disons le capitalisme mondial dans sa phase impérialiste, influencés par des puissants médias domptés et dressés, ne savent pas que plus de la moitié du budget de l’UA vient des pays occidentaux. Quelle aberration?

On peut donc comprendre sa fragilité devant les questions qui demandent sa détermination et son affranchissement pour le destin de l’Afrique face au monde.

Pour ne parler que de cet aspect, Kadhafi reglait les cotisations de certains pays et prenait entièrement en charge les voyages et séjour à Addis Abeba de certains chefs d’Etat africains qui en éprouvaient des difficultés.

Par solidarité Lula était très proche des pays africains et de leurs dirigeants dont le Congo.

Au delà des faiblesses, il s’agissant là de la consolidation de l’axe sud- sud qui était tant prometteur.

Mais le grand capital  obligé de se résoudre à reconnaître la force montante et économique de la Chine, pouvait -il laisser place à ce que tous les tenants de cette dynamique sud sud s’en tirent à bon compte?

Devant cette tragédie qui se joue en direct aux yeux du monde, lorsque les brésiliens s’en rendront compte, il sera trop tard tout comme le sont aujourdhui les lybiens, orphelins de Kadhafi le mal aimé.

Au demeurant, la constance est que dans tous les pays du monde ou presque, on laisse les pauvres dans leur conditions de misérables, mais les riches continuent d’accumuler biens et richesses, quelle que soit la conjoncture.

Donner aux pauvres, Jesus l’a payé de sa vie, Lula Da Silva est en train d’ y perdre sa liberté.

A qui le tour? Les dirigeants des pays africains sont avertis.

Eteya biso!

Gobrazza.com